EUROPE

Retour sur le séminaire sur la pauvreté urbaine, à Athènes

Publié le 06/10/2016

Le partenariat pauvreté urbaine de l’Agenda urbain pour l’Union européenne – copiloté par le CGET et le ministère belge de l’Intégration sociale – a tenu sa 3e réunion, à Athènes, le 26 septembre dernier. Les experts du partenariat y ont présenté une version du document de cadrage du partenariat.

En lien avec cette réunion, un séminaire sur la pauvreté urbaine s’est tenu le 27 septembre. Organisé par le partenariat, avec le support du réseau européen des savoirs urbains (EUKN), il a réuni une soixantaine de participants, outre les membres du partenariat, dont d’autres villes et États membres, des chercheurs, des membres de la société civile et des praticiens. Les discussions se sont centrées sur quatre thématiques, lors d’ateliers :

  • l’identification de la pauvreté urbaine ;
  • le bien-être et l’accès au marché du travail ;
  • la pauvreté et les services publics ;
  • la pauvreté infantile.

Le partenariat devra faire des recommandations pour répondre à ces enjeux.

Une étude réalisée pour le CGET par l’institut d’opinion TNS Sofres sur les besoins urbains, socio-économiques et culturels des quartiers en difficulté, en France, a été présentée aux participants de l’atelier sur les services publics. Établie à partir d’entretiens avec les habitants et les travailleurs sociaux de cinq quartiers, l’étude dégage les facteurs de pauvreté financière et sociale des habitants et les effets les plus dévastateurs dans leur quotidien (ségrégation socio-spatiale, image négative de la société sur leurs quartiers…).

Partage d’expériences

Éric Briat, directeur adjoint de la Ville et de la Cohésion territoriale au CGET, a introduit le séminaire. Il a rappelé que la France s’est impliquée dans l’Agenda urbain, au travers de la coordination du partenariat sur la pauvreté urbaine, car elle est investie depuis longtemps dans une politique ciblée sur les quartiers en difficulté. Notamment 1 500 d’entre eux où plus de 50 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Valérie Darriau, cheffe du bureau de l’Observation des territoires et politique de la ville au CGET, est intervenue sur l’identification de la pauvreté. Elle a présenté la méthode et les outils français qui ont permis de déterminer les nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville – concentrant une population majoritairement à bas revenus – et leur délimitation géographique, en 2014. Elle a exposé comment, à partir des données carroyées de l’Insee, le CGET a pu élaborer une analyse précise des phénomènes de ségrégation au sein d’agglomérations parfois considérées comme « riches ».

Ont aussi été évoqués les travaux de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) sur les caractéristiques spécifiques des quartiers prioritaires en termes de chômage, de pauvreté et de monoparentalité, notamment.

 

À (re)lire la publication du CGET : « En bref » n° 25 - « Les enjeux urbains au cœur d’un agenda européen » : https://www.cget.gouv.fr/sites/cget.gouv.fr/files/atoms/files/en-bref-25-cget-09-2016.pdf

Prochain rendez-vous du partenariat pauvreté urbaine : 11 octobre, à Bruxelles, lors de la semaine des régions et des villes organisée par la Commission européenne et le comité des Régions (Open days). Informations sur : http://ec.europa.eu/regional_policy/regions-and-cities/2016/reg_frame.cfm