RENOUVELLEMENT URBAIN

Premiers effets du PNRU sur l’offre d’habitat et la mixité sociale

Publié le 20/04/2017

Dix ans après le lancement du premier programme national de rénovation du cadre de vie et du bâti, l’Observatoire national de la politique de la ville consacre – dans son rapport publié le 6 avril dernier – une étude sur ses effets sur la mixité sociale et l’offre d’habitat. Ce qu’il faut en retenir…

594 quartiers en rénovation urbaine entre 2003 et 2013

Lancé par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) à partir d’une liste de quartiers éligibles, le programme national de rénovation urbaine (PNRU) 2003-2013 a été mis en œuvre dans le cadre d’un appel à projets qui visaient les collectivités locales.

Au total, 399 conventions de rénovation urbaine – couvrant 572 quartiers de l’Hexagone et 22 d’outre-mer – ont été signées entre l’Anru et les porteurs de projet sur cette période.

Une offre de logements plus diversifiée

Les quartiers bénéficiaires d’une opération de rénovation urbaine présentent une offre de logements plus diversifiée, avec un taux de logements sociaux en recul : 57,7 % en 2013, contre 61,1 % dix ans plus tôt.

Cette tendance s’explique par la démolition d’environ 15 % du parc de logements sociaux dégradés et la construction d’environ 40 000 logements privés.

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ru1_20042017.jpg, par flavictoire

 

Des logements plus spacieux et des immeubles moins hauts

Entre 2003 et 2013, on constate une augmentation de 1,1 m2 de la surface habitable moyenne des logements des quartiers en rénovation urbaine. Seulement 2,7 % des nouvelles constructions comptent plus de cinq étages.  

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ru2_20042017.jpg, par flavictoire

 

Une baisse de la proportion des ménages les plus pauvres dans le parc social

La proportion des ménages les plus pauvres a diminué dans les quartiers concernés par les travaux du PNRU. En effet, ceux qui habitaient les logements sociaux détruits ont été relogés, en partie en dehors des quartiers prioritaires, et il y a eu davantage de constructions de logements privés dans ces quartiers.

Ces évolutions positives en termes de mixité sociale restent néanmoins à nuancer : elles ne s’observent pas de manière identique dans tous les quartiers en rénovation urbaine. C’est dans les quartiers où les démolitions ont été les plus intenses que les évolutions de peuplement ont été les plus importantes.

Consulter l’étude de l’Observatoire national de la politique de la ville