En France, un dispositif national et local

Publié le 14/06/2017

Pour prendre en charge les situations de radicalisation, le Gouvernement a ouvert un numéro national d’appel téléphonique et une plateforme Internet. Le suivi et les signalements sont aussi organisés à l’échelle locale.

« Stop djihadisme » propose un numéro national d’appel téléphonique et une plateforme Internet, qui sont pilotés par l’Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat), au sein du Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation. Ils permettent aux familles de s’informer, de demander conseil, voire de signaler une situation inquiétante.

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stop_djihadisme.png, par flavictoire

Parallèlement, chaque préfecture dispose de deux structures qui prennent en charge le suivi des signalements en fonction du degré de dangerosité des personnes signalées. La « cellule départementale de suivi de la radicalisation et d’accompagnement des familles » analyse et vérifie que ces personnes ne relèvent pas de la police ou de la justice, puis organise une prise en charge (dispositifs de droit commun et structures spécifiques).

La France considère également la mise en place de centres de réinsertion et de citoyenneté comme prioritaire. Par ailleurs, elle défend l’idée que la prévention et le renforcement des valeurs de la République doivent être plus pris en compte (à travers des formations, l’information au public et aux professionnels : agents de l’État, éducateurs, travailleurs sociaux, etc.).

NB : le CGET a conçu et pilote la mise en œuvre d’un plan national de formation aux « Valeurs de la République et laïcité » pour les acteurs de terrain, professionnels et associatifs. En savoir plus ici.

Une échelle d’intervention
Les autorités françaises ont établi une échelle de prévention et d’intervention des différents acteurs, selon trois niveaux de risques :  
> la prévention primaire. Menée en amont, elle repose notamment sur les dispositifs de la politique de la ville et vise à développer l’accompagnement et l’encadrement de la jeunesse des quartiers populaires à travers des activités sociales, scolaires et éducatives, l’implantation de centres sociaux dans les 1 500 quartiers prioritaires, l’extension de leurs horaires d’ouverture le soir et le week-end…
C’est dans le cadre de ce premier niveau de prévention que le CGET mène son action ;
> la prévention secondaire intervient auprès d’un public déjà radicalisé ou en voie de radicalisation. Elle est pilotée par le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) ;
> la prévention tertiaire s’attache à lutter contre le risque de récidive. Elle est conduite par les ministères de l’Intérieur et de la Justice.
  
Cinq grandes tendances se distinguent dans la manière de considérer les fondements de la radicalisation : le « tout-psychologique », le « tout-idéologique », le « tout-social », le « tout-politique et géopolitique » ou le « tout-sectaire ». Or, l’ensemble de ces facteurs sont à prendre en compte. Le Gouvernement a donc installé, en février dernier, un Conseil scientifique sur les processus de radicalisation pour renforcer le dialogue entre les chercheurs et les décideurs publics.