RENTRÉE CITOYENNE

Focus sur la 1re journée nationale, avec les acteurs de proximité


Publié le 20/10/2016

C’est à Paris que se sont rencontrés 260 adultes-relais et représentants de têtes de réseaux associatifs (Maisons des jeunes et de la culture, prévention spécialisée, régies de quartiers, Ligue de l’enseignement, Léo-Lagrange, Francas, Afev…), le 17 octobre, après les échanges organisés dans les départements et les régions. Ces acteurs de proximité ont ouvert la première des rencontres nationales de la Rentrée citoyenne.

Au programme des participants, des ateliers de travail et une séance de mise en partage avec l’appui d’une vingtaine d’agents du CGET – dont le commissaire général à l’égalité des territoires et le commissaire général délégué, directeur de la Ville et de la Cohésion urbaine – venus les accompagner dans leurs réflexions.

Forts de leurs expériences de terrain et de leurs pratiques auprès des habitants des quartiers populaires, et particulièrement des jeunes, ils ont ensuite élaboré des propositions d’action autour de quatre thématiques :

  • promouvoir les valeurs de la République ;
  • des acteurs intervenant en soirée et le week-end ;
  • des partenaires dans la proximité ;
  • la co-construction avec les jeunes.

 

Pour aller plus loin
 
Le ministère de la Ville et le CGET viennent d’éditer un guide méthodologique sur le « Renforcement des actions en soirée, le week-end et au mois d’août dans les quartiers de la politique de la ville ».
L’ouvrage s’appuie sur une expérimentation nationale, lancée début 2016, pour renforcer la présence des adultes dans les quartiers prioritaires afin de créer du lien social à des moments où les services publics sont en retrait, et donc de lutter contre le sentiment d’abandon et d’isolement de leurs habitants, en particulier les jeunes de 14 à 25 ans.
Pour ce public, il s’agit, en priorité, d’intensifier les actions – éducatives, sportives, sociales, culturelles… – conduites au profit des jeunes en risque de rupture ou de marginalisation et de prévenir les phénomènes de repli et de radicalisation.
 
L’expérimentation est conduite dans une quinzaine de villes, situées dans cinq départements volontaires :
• dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille ;
• dans le Vaucluse, à Avignon ;
• dans le Val d’Oise, à Garges-les-Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel et Taverny,
• en Seine-et-Marne, à Le Mée-sur-Seine, Dammarie-les-Lys et Lagny-sur-Marne ;
• dans le Val-de-Marne, à Cachan, Créteil, L’Haÿ-les-Roses, Orly et Villiers-sur-Marne.
 
À télécharger sur : https://www.cget.gouv.fr/ressources/publications/renforcement-des-actions-en-soiree-le-week-end-et-au-mois-d-aout-dans-les-quartiers-de-la-politique-de-la-ville

 

Hélène Geoffroy a clos cette journée. « Ces échanges, constructifs, ont contribué à montrer que les quartiers populaires sont une force de proposition sur laquelle nous pouvons compter dans la période de questionnement collectif que nous traversons. Acteurs de la prévention spécialisée, de la médiation sociale, de l’éducation populaire, votre expertise de terrain est précieuse, a souligné la secrétaire d’État. Ces propositions, formulées par les acteurs de proximité intervenant auprès des jeunes, permettront de donner une perception plus juste de notre jeunesse des quartiers populaires au centre d’un débat public parfois réducteur et stigmatisant. (…) Je les ferai valoir auprès du Premier ministre et du président de la République. »

Quelles perspectives ?

À l’issue de cette journée d’échanges, la secrétaire d’État a fait part de ses décisions, dont :

  • demander aux préfets que la co-construction avec les jeunes soit un critère de la programmation des crédits dans le cadre des contrats de ville ;
  • des compétences reconnues, des formations adaptées et une reconnaissance plus complète du rôle [des acteurs de proximité] de la part de l’État et des collectivités territoriales ;

À noter
 
Une convention signée le 14 octobre dernier reconnaît désormais le rôle essentiel de la prévention spécialisée en direction de la jeunesse. Elle renforce ses moyens et ses modalités d’intervention.

  • l’organisation par les préfets, au moins une fois par an, de rencontres entre tous les adultes-relais d’un même département ;
  • la création d’une norme Afnor pour la médiation sociale avant la fin de l’année 2016, gage de professionnalisme pour les structures qui interviennent dans ce domaine.

Retour en vidéo sur des rencontres territoriales : http://www.dailymotion.com/video/x4y3lpt_rentree-citoyenne-rencontre-territoriale-des-conseillers-citoyens-a-perpignan-15-octobre_news