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222, c'est le nombre de villes retenues dans le cadre du plan national « Action cœur de ville », et annoncé par Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires le 27 mars dernier, à Châtellerault (Vienne). Le CGET coordonne ce dispositif d’ampleur : la redynamisation des centres de ces villes va bénéficier de plus de cinq milliards d’euros, mobilisés sur cinq ans. Près du quart de la population française vit dans une ville moyenne.

Habitat, commerce, création d’emplois, transports et mobilité, offre éducative, culturelle et sportive, qualité des sites d’enseignement, développement des usages des outils numériques… : le plan « Action cœur de ville » vise à redonner de l’attractivité et du dynamisme aux centres de ces villes. Pour ce faire, le CGET s'attachera à garantir la transversalité du plan : il assurera l’implication de tous les acteurs nécessaires dans des projets intégrant toutes les dimensions de revitalisation des centres-villes (habitat, commerces, transports, etc.)

Réparties dans toutes les régions, en métropole et outre-mer, 222 villes moyennes ont donc été retenues pour préparer leurs projets de développement, dès ce printemps. 
Consulter la liste complète des villes concernées ici.
Télécharger la carte des 222 villes retenues.
Instruction du gouvernement relative au programme « Action Cœur de ville » (legifrance.gouv.fr)
Guide du programme « Action Coeur de Ville » : présentation du programme, outils, mise en oeuvre
Télécharger le kit communication Action Cœur de Ville
(11,6 Mo)

 

Un projet de territoire

Construites autour d’un projet de territoire, les actions de revitalisation vont s’inscrire dans une convention. Celle-ci engagera tant la commune que son intercommunalité et les partenaires publics et privés du plan autour de cinq axes structurants pour l’attractivité des villes moyennes :
•    réhabilitation-restructuration de l’habitat en centre-ville ;
•    développement économique et commercial équilibré ;
•    accessibilité, mobilité et connexions ;
•    mise en valeur de l’espace public et du patrimoine ;
•    accès aux équipements et aux services publics.
Consulter la plaquette Action Cœur de ville.

 

À savoir
Lancé en décembre 2017, ce plan répond à une double ambition : améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de développement du territoire de ces dernières. (Re)lire notre article (15/12/2017).
Il est mis en œuvre avec les collectivités territoriales en fédérant les partenaires (Agence nationale de l’habitat, d’Action Logement, Caisse des dépôts…), au plan national comme au plan local.
Le rôle du CGET : il est chargé de la coordination de l’ensemble du dispositif et de l’animation du comité technique national. Le CGET, avec les services de l’État concernés et les partenaires, mettra sur pied une plateforme de ressources et d’échanges autour du plan Action cœur de ville, dédiée plus largement à l’échange de bonnes pratiques et à la mise en relation autour des projets des villes moyennes.

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acv-5milliardsdeuros.png, par ggauguier

 

 

Découvrez la carte interactive et la carte statique des villes bénéficiaires Action Cœur de ville

 

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carte_villes-retenues_acv.jpg, par ggauguier

Retrouvez la liste des villes en open data sur https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/villes-beneficiaires-du-plan-action-coeur-de-ville/

Le 26 juin dernier, les élus des 222 collectivités retenues dans le plan de redynamisation des centres des villes moyennes, Action Cœur de Ville, étaient conviés à une première rencontre nationale, au CGET, à Paris. Ouverte par Serge Morvan, commissaire général à l’égalité des territoires, cette journée d’échanges et de réflexion a été marquée par les interventions d’Édouard Philippe, Premier ministre, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État.

« Cette première rencontre nationale Action Cœur de ville est un moment très fort de la relation État-collectivités locales, État-territoires », a relevé en prémabule Serge Morvan, commissaire général à l’égalité des terrtoires. De fait, la journée s’est déroulée en présence de près de 500 participants : maires, présidents d’établissement public de coopération intercommunale (EPCI), directeurs de services des collectivités concernées, opérateurs de l’État… Elle a permis de réunir la communauté des 222 collectivités inscrites dans le plan national, et tous les partenaires qui y participent.

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acv_1_27062018.jpg, par flavictoire

 

Jalonnée de nombreuses interventions d’élus locaux et de représentants du secteur économique, cette journée a constitué le premier rendez-vous du Gouvernement avec les villes retenues dans ce plan d’investissement public d’ampleur, que coordonne le CGET.

Le plan Action Cœur de Ville répond aux grandes transformations du territoire : métropolisation, centralisation régionale, développement de grands ensembles commerciaux et réurbanisation. Il faut aider les villes moyennes à s’adapter à ces évolutions.

Édouard Philippe, Premier ministre

 

Les élus ont salué ce plan ambitieux, qui vise à soutenir des projets concrets, conçus par les villes, pour lutter contre la désertification de leurs centres-villes, en réhabilitant les logements anciens et dégradés qui s’y trouvent, notamment, mais aussi en y maintenant une offre commerciale et de services dynamiques, en développant les transports ou en valorisant le patrimoine. « Le programme Action Cœur de Ville est un outil important pour faire de nos villes des laboratoires d’innovations et d’expérimentations, a, par exemple, souligne Caroline Cayeux, maire de Beauvais (60) et présidente de l’association "Villes de France". Nos villes ont une mission essentielle dans la cohésion territoriale du pays. »

 

Les élus témoignent : voir nos pastilles vidéos.

 

« Le plan Action Cœur de Ville vise à faire des villes moyennes de véritables vitrines de ce qu’un pays fort peut faire pour nos concitoyens, a indiqué Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires. Le Premier ministre a réaffirmé l’action du Gouvernement pour revitaliser les centres-villes. Notre rôle est d’accompagner les villes dans l’élaboration de leur stratégie, de coordonner les équipes et les partenaires, [et de mettre à disposition] de nouveaux outils pour agir plus facilement, comme la loi Élan. »

« Cette démarche part des spécificités du territoire, a relevé Julien Denormandie, secrétaire d’État à la Cohésion des territoires. Le Gouvernement est dans un rôle de facilitateur pour la mise en place des projets des villes : donner une chance à chacun de nos territoires, se fier aux élus qui identifient leurs forces et leurs faiblesses, c’est l’enjeu de l’accompagnement par ce plan. »

Repères
  

222 villes bénéficiaires du plan national Action Cœur de Ville.
5 milliards d’euros mobilisés sur cinq ans. 
Lancé en décembre 2017, ce plan répond à une double ambition : améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de développement du territoire de ces dernières.
Pour en savoir plus sur Action Cœur de ville, consulter le dossier.

Des solutions innovantes pour la revitalisation commerciale

L’offre de commerce de proximité et d’artisanat contribue à l’attractivité des centres-villes. Or, dans nombre de villes moyennes, ces activités doivent faire face à une concurrence, qui s’est développée dans les zones commerciales périphériques, et à de nouveaux modes de consommation.

Une situation qui provoque une forte vacance commerciale en centre-ville parfois. En 2015, 55 % des villes moyennes avaient un taux de vacance supérieur à 10 % (27 % des grandes villes affichent un tel taux), et même supérieur à 20 % à Béziers (34), Châtellerault (86) ou Forbach (57), les trois villes les plus touchées (relire notre article sur la dévitalisation commerciale).

C’est pourquoi le plan Action Cœur de Ville considère le commerce comme un levier de redynamisation des villes moyennes. « Où il y a du commerce, il y a de la vie, du lien social et de l’emploi, a souligné Delphine Geny-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Les commerces se doivent de construire des stratégies multicanaux ».

Les participants de ces rencontres nationales ont pu débattre et présenter les outils et les innovations que chacun a mis en place pour développer le commerce dans son centre-ville : système de drive dans les marchés, taxe sur les friches commerciales, centre commercial à ciel ouvert, boutiques à l’essai…

André Marcon, président honoraire des Chambres de commerce et d’industrie de France et maire de Saint-Bonnet-le-Froid (43), a également présenté les conclusions de son rapport sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, remis au ministre de la Cohésion des territoires en mars dernier. « La diversité dans les centres-villes, le tourisme et la mise en valeur du patrimoine sont les conditions pour que le commerce se développe », a-t-il souligné. 
(Re)lire notre article sur le rapport de la Mission prospective sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes.

La journée s’est articulée autour de deux ambitions : structurer une communauté de métiers des villes moyennes et renforcer les coopérations entre les maires des collectivités. L’occasion également, pour les élus locaux, d’avoir un contact privilégié avec l’État et les partenaires et de faire remonter aussi bien les points de blocage ou de vigilance que les points de satisfaction du plan. Ils ont aussi pu partager les principes directeurs et les objectifs du plan, nouer le dialogue et l’échange d’expériences et, également, partager l’information, notamment sur la revitalisation commerciale.

Plus d’infos : consulter le programme.