Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers

Une démarche pour structurer et renforcer la concertation

© M.-P. Ramos / Communication du CGET


Publié le 08/10/2019

Ce 10 octobre, le CGET a convié différents réseaux d’acteurs de la politique de la ville à une séance commune de travail. Une première qui réunit des professionnels d’horizons divers et des représentants d’élus locaux autour du suivi de la Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers. Cette démarche vise aussi à renforcer l’association de ces acteurs à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de l’action publique dans les quartiers prioritaires. Explications.

Outre le réseau de l’État de la politique de la ville – comme les sous-préfets ville, les délégués du préfet ou les agents des directions régionales ou départementales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale… –, le CGET travaille de concert avec des associations d’élus locaux et des réseaux de professionnels : chefs de projet ville, directeurs généraux des grandes métropoles, agents de développement, centres de ressources, etc. Mais, « la plupart du temps, dans un échange bilatéral et ponctuel, rarement tous ensemble et de manière continue. Cette fois, et c’est une première, nous invitons tous ces acteurs autour de la table, afin d’initier une manière de travailler ensemble plus structurée, plus régulière et plus concertée », exposent Anne Beauchesne, responsable du pôle pilotage des contrats de ville et de la cohésion urbaine, et Perrine Simian, responsable adjointe du pôle d’animation territoriale, au CGET.

Mieux associer les acteurs et croiser les expériences

Cette démarche répond au souhait du ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, d’engager l’État dans une plus grande concertation des acteurs de la politique de la ville pour suivre l’avancée des mesures de la Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers. Objectifs : systématiser la co-construction de l’action publique sur ces territoires et mieux associer ces protagonistes à sa mise en œuvre.

« Ces interlocuteurs – issus de grandes agglomérations, de villes moyennes ou des principales têtes de réseaux professionnels – nous font des retours concrets sur ce qui se passe sur le terrain. Ils sont aux premières loges, grâce à leurs contacts et leur présence dans les quartiers prioritaires, pour voir quelles mesures marchent ou pas, celles qui nécessitent d’être ajustées ou pas… Faire croiser leurs expériences et leurs problématiques, qui sont diverses, nous aide à mieux identifier les écueils et les avancées concrètes de la feuille de route de la politique de la ville. »

Suivre les mesures de la feuille de route

L’autre atout de la démarche, c’est de permettre à ces différents acteurs de la politique de la ville de se rencontrer régulièrement, au-delà de leur cercle habituel, et de partager leurs expériences et analyses.

Des groupes de travail thématiques vont se mettre en place pour assurer un suivi, en continu, des mesures adoptées par le Gouvernement. À suivre donc…