Rapport 2018 de l’Observatoire des territoires

Les mobilités résidentielles passées à la loupe…

© Bernard Suard - Terra


Publié le 22/02/2019

Quels sont les impacts territoriaux des mobilités résidentielles, en France ? Le rapport 2018 de l’Observatoire des territoires analyse ces mouvements et identifie certains enjeux qu’ils soulèvent pour la cohésion sociale et territoriale. Et nouveauté, cette année, le rapport – présenté à la presse, le 22 février, par Pierre Mirabaud, président du conseil d’orientation de l’Observatoire des territoires, et par l’équipe de l’Observatoire – s’accompagne d’un outil interactif de diagnostic territorial et d’une synthèse immersive pour permettre à tous de mieux appréhender les données de l’étude.

Les mobilités résidentielles participent d’une lente transformation des territoires français et contribuent, notamment, à accentuer ou à atténuer leur dynamisme démographique. Aux échelles régionales et départementales, les disparités de dynamisme migratoire sont de plus en plus fortes. Au contraire, à l’échelle locale, les écarts se réduisent entre les différents types de territoires (pôles urbains, espaces périurbains ou communes rurales), sous l’effet d’un mouvement de desserrement de la population, mais leur spécialisation sociale s’accroît. Le rapport 2018 de l’Observatoire des territoires dévoile ainsi les différentes facettes des mobilités résidentielles dans notre pays.

Une mobilité de proximité et des effets contrastés

Le rapport révèle quelques caractéristiques de la mobilité en France. « Une idée reçue voudrait que les Français soient peu mobiles. C’est à la fois vrai et faux : chaque année, un peu plus d’un Français sur dix change de logement, mais ce taux de mobilité est supérieur à la moyenne européenne (11 % contre 9 % par an), expose l’équipe de l’Observatoire. Plus des deux tiers de ceux qui déménagent se réinstallent dans le même département. L’ancrage territorial reste bien le phénomène majoritaire. » 

Mais, à y regarder de plus près, l’étude montre d’importantes différences selon les profils et les tranches d’âge. « Les 40-55 ans, les personnes pas ou peu diplômés, les ouvriers et les employés ont plutôt tendance à rester dans un périmètre de proximité, indiquent les auteurs. À l’inverse, les jeunes, les cadres et les individus les plus diplômés parcourent de plus longues distances quand ils déménagent. » L’explication ? « En cause notamment, les effets différenciés de la mobilité géographique sur le parcours : pour les jeunes et les diplômés, un changement d’aire urbaine ou de département de résidence semble s’accompagner d’un meilleur accès à l’emploi. Pour les individus plus âgés et moins diplômés, c’est l’inverse : déménager débouche plus souvent sur une situation de chômage ou d’inactivité », poursuivent-ils.

Consulter l’intégralité de l’étude sur les mobilités résidentielles : le rapport 2018, sa synthèse au format interactif et l’outil de diagnostic territorial sont accessibles sur le site de l’Observatoire des territoires du CGET.
Les cartes sont en ligne dans la cartothèque du CGET.