Union européenne

Le futur de la coopération et de la cohésion au cœur des débats

© Hugues-Marie Duclos pour le CGET


Publié le 06/12/2018

Face aux défis qui touchent les pays européens – Brexit, changement climatique ou encore flux migratoires –, la future politique de cohésion européenne, pour la période 2021-2027, figure au cœur des débats pour décider quelle Europe construire demain. Ces dernières semaines, trois grands rendez-vous, nationaux et internationaux, ont réuni les acteurs concernés, dont le CGET gestionnaire des fonds européens en France, pour dresser le bilan des projets mis en œuvre grâce aux fonds européens et réfléchir à la coopération dans les années à venir.

Coopération territoriale européenne : un atout pour nos territoires

Le 4 décembre dernier, la région Bourgogne-Franche-Comté a accueilli, à Besançon (25), le séminaire national de la coopération territoriale européenne (CTE), organisé par le CGET avec Régions de France.

Sous diverses formes – transfrontalières entre la France et l’Espagne, par exemple, transnationale avec le massif des Alpes, en outre-mer ou encore interrégionale –, la CTE permet à des partenaires de plusieurs pays de l’Union européenne de travailler ensemble sur des défis communs, grâce aux financements européens. Le développement durable et le changement climatique, les flux migratoires, l’emploi et l’innovation, la participation citoyenne ou la santé font partie des enjeux actuels et futurs qui touchent tous les pays.

Le séminaire national a permis de réunir les acteurs concernés pour débattre des priorités à donner à la future coopération territoriale européenne pour la période 2021-2027, ainsi que des fonds alloués.

Le chiffre
8,4 milliards d’euros seront dédiés à la coopération territoriale européenne, de 2021 à 2027, sur les 330 milliards dédiés à la cohésion économique, sociale et territoriale, selon la proposition de la Commission européenne.

En savoir plus : téléchargez le dossier de presse sur la coopération territoriale européenne post-2020.

L’Europe au cœur de nos villes

Plus de 100 participants ont pris part au séminaire national du Réseau Europe Urbain, à Paris, le 27 novembre dernier. Piloté par le CGET avec Régions de France, le Réseau rassemble les acteurs qui mettent en place les politiques de développement urbain financées par les fonds européens.

Représentants des régions, des intercommunalités et des villes, porteurs de projets urbains, services de l’État et centres de ressources de la politique de la ville étaient réunis dans un double objectif :

  • tirer les enseignements des premières stratégies urbaines intégrées mises en œuvre sur la période 2014-2020 ;
  • valoriser les projets nés dans les villes européennes, dans des domaines aussi variés que l’urbanisme durable, l’intégration des migrants, le développement de transports en commun, la création d’activités économiques…

Le chiffre
En moyenne, 10 % des fonds européens sont mobilisés en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville sur la période 2014-2020.

Le programme Urbact prépare son avenir

Les 3 et 4 décembre derniers, le comité de suivi du programme Urbact s’est réuni à Graz, en Autriche. Composé des 28 États-membres et de la Commission européenne, ce programme de coopération territoriale européen vise à encourager le développement urbain intégré et durable des villes. Le CGET, autorité de gestion d’Urbact, était présent pour ce rendez-vous clé sur le futur du programme.

Une première journée était consacrée à la réflexion sur l’avenir du programme Urbact pour la période 2021-2027. Dans un second temps, le 4 décembre, le comité de suivi a acté plusieurs décisions majeures concernant la programmation actuelle 2014-2020. Il a notamment adopté le futur appel à projets « réseaux de conception ».

Contact : urbact-fr-lux@cget.gouv.fr

Des « réseaux de conception » pour mieux gérer des politiques urbaines durables
Lancé de janvier à avril 2019, l'appel à projets permettra de sélectionner 200 villes dans toute l’Europe. Elles seront chargées de concevoir des plans d’action intégré. Les candidats retenus travailleront en réseau, de sept à dix villes, afin de définir des solutions sur un défi donné pour améliorer leur capacité à gérer des politiques urbaines durables.