Guide pratique

La pratique sportive, un instrument au service de la cohésion sociale

© Sport dans la Ville


Publié le 13/02/2019

La désignation de Paris pour accueillir les Jeux olympiques 2024 et la mobilisation nationale en faveur des habitants des quartiers prioritaires ont marqué l’actualité en 2018. Profitant de cette double opportunité, le CGET a interrogé les liens entre les politiques de la ville et du sport, et montré comment le sport peut être un vecteur de cohésion sociale dans les territoires fragiles. Kaïs Marzouki, chef du bureau de la Participation, de la vie associative, de la jeunesse et des sports au CGET, et Raphaël Lo Duca, chargé de projet, présentent le livret.

Le CGET vient de publier, en janvier 2019, un livret intitulé Le Sport au service de la cohésion. Quelle est sa vocation ?

Au départ, nous souhaitions valoriser les associations lauréates d’un appel à projets lancé en 2015 par le CGET et la Direction des sports dans le cadre du plan « Citoyens du sport ». En les rencontrant, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de bonnes pratiques et de savoir-faire en matière de gestion de projet ressortaient systématiquement. Nous avons donc transformé cet ouvrage en guide pratique, avec une première partie composée de fiches-méthodes sur lesquelles les associations peuvent s’appuyer pour concevoir leurs projets, à partir de thèmes concrets : monter un partenariat, mobiliser le public ou encore changer d’échelle.

En deuxième partie, quatre illustrations du sujet sont présentées sous forme d’entretiens avec les associations Sport dans la ville, Fête le mur, Rebonds ! et Play International.

En quoi le sport est-il un vecteur de cohésion sociale et territoriale ?

Le sport porte des valeurs qui vont au-delà de la pratique elle-même : le respect des règles, l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, le fair-play… Développée auprès des jeunes, la pratique sportive donne un cadre et des repères. Le sport joue ainsi un rôle éducatif.

C’est également un domaine qui croise de nombreuses problématiques sociétales : par exemple, promouvoir la pratique du sport chez les filles favorise l’égalité femmes-hommes, tandis que les nouvelles pratiques de sport de rue amènent à interroger l’aménagement urbain…

Comment le CGET agit-il en faveur de la pratique sportive dans les quartiers prioritaires ?

Nous nous appuyons sur plusieurs moyens d’action : d’abord, en soutenant les associations sportives intervenant dans les quartiers prioritaires. En 2018, notre accompagnement a représenté 500 000 euros en financement direct. D’autres actions sportives sont aussi soutenues dans le cadre des contrats de ville : 1 157 actions pour cinq millions d’euros, en 2018.

Nous agissons en parallèle dans un cadre interministériel pour encourager la prise en compte du sport comme outil de cohésion sociale dans les politiques publiques. Nous travaillons avec la Direction des sports, le Centre national pour le développement du sport (CNDS), les Directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), les fédérations sportives…

Enfin, le CGET produit et diffuse des outils pédagogiques destinés à mettre à disposition de l’ensemble des parties prenantes une série de méthodes et de bonnes pratiques. L’élaboration du livret s’inscrit dans cette perspective.

Téléchargez le livret Le Sport au service de la cohésion.

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couv_sport_13022019.jpg, par flavictoire

 

En savoir plus : lire la fiche ONPV sur l’accessibilité à pied des équipements sportifs dans les quartiers prioritaires.
Pour toute information : contactez Samir Maouche (bureau de la Participation, de la vie associative, de la jeunesse et des sports au CGET) - samir.maouche@cget.gouv.fr