Accès aux vacances

14 000 jeunes des quartiers ont voyagé grâce à l’ANCV et au CGET, en dix ans !


Publié le 23/10/2019

Permettre à des jeunes de 16 à 25 ans qui résident dans les quartiers prioritaires de voyager en France et en Europe : telle est la vocation du dispositif d’aide au départ en vacances, mis en place par le CGET et l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV). Cette aide qui combine droit aux vacances, désir de mobilité et lutte contre l’exclusion sociale a bénéficié à 14 000 jeunes, depuis sa création. Cette année marque le 10e anniversaire du programme, et une étude dresse le profil des participants. Elle évalue aussi l’impact de cette expérience sur les jeunes bénéficiaires.

Entre 2016 et 2018, le dispositif du CGET et de l’ANCV a permis à plus de 6 600 jeunes, seuls ou en groupes, de partir loin de leur environnement habituel grâce à une contribution financière : jusqu’à 350 euros par jeune pour un séjour en France et 450 euros, en Europe. Un coup de pouce non négligeable pour beaucoup d’entre eux : 50 % des jeunes qui bénéficient du programme partent pour la première fois de leur vie.

Qui sont-ils ?

Ils ont entre 18 et 21 ans, en majorité.
62 % sont scolarisés, 23 % en recherche d’emploi, 7 % salariés et 5 % en décrochage scolaire.
47% sont des jeunes filles et 53 %, des jeunes hommes.
Ils proviennent de 33 départements différents, avec une forte représentation des jeunes résidant à Paris et en Seine-Saint-Denis.

Où vont-ils ?

60,5 % des séjours s’effectuent en Europe – l’Espagne est la 1re destination – et 39,5 %, en France. Les séjours durent de quatre à quatorze jours.

Qu’est-ce que ça leur apporte ?

64 % des jeunes participants estiment que cette expérience a renforcé leur autonomie et 75 % leurs liens sociaux, en plus de la découverte de l’ailleurs et de l’épanouissement individuel.
Les jeunes voyageurs participent activement à leur projet de voyage : près de 75 % des projets occasionnent au moins 6 séances de préparation, et 68 % des séjours font l’objet d’actions d’autofinancement sur leur territoire.
Pour les porteurs de projets qui accompagnent les bénéficiaires, ce dispositif permet de consolider leurs relations avec les jeunes du quartier. Il contribue à identifier leurs fragilités, mais également à stimuler leurs compétences.

Des pistes d’évolution

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ancv_23102019.jpg, par flavictoire

© M-P Ramos / Communication du CGET
Le 22 octobre dernier, Philippe Laval, directeur général de l’ANCV, Stephan Ludot, adjoint au sous-directeur de la Cohésion et du Développement social au CGET et Mathias Lamarque, sous-directeur Éducation à la direction de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative (Djepva), ont célébré les 10 ans du dispositif. Un anniversaire qui s’est notamment déroulé en présence de jeunes qui ont bénéficié de cette aide et venus exposer leurs expériences.

Depuis 2015, le CGET et l’ANCV ont noué un partenariat et orienté le programme sur la mobilité européenne des jeunes. Ce dispositif ambitieux s’inscrit dans les contrats de ville (axe consacré à la jeunesse) et se met en place avec ses acteurs locaux : mairies, associations, centres sociaux…
Après dix ans d’existence, des pistes d’évolution se font jour, notamment le besoin d’élargir les porteurs de projet et les partenaires sur les territoires, de raccourcir les délais de paiements, de maintenir l’accompagnement des 16-18 ans ou de renforcer la mixité filles/garçons lors des séjours.
Lire le communiqué de presse sur l’étude du cabinet Alenium.