Emploi


Aux côtés des acteurs de l’emploi et de l’insertion, le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) soutient et accompagne les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) dans leurs parcours vers et dans l’emploi en :

  • mobilisant les services publics et les politiques de droit commun pour garantir un accès plus systématique des habitants aux principaux dispositifs de l’emploi ;
  • coordonnant et renforçant les dispositifs existants qui bénéficient aux jeunes des quartiers prioritaires ;
  • travaillant à de nouvelles réponses pour l’accès à l’emploi des jeunes en difficulté.

Les habitants des quartiers sont en effet encore plus exposés aux risques de chômage et d’exclusion. Ainsi, à niveau de diplôme égal, les taux de chômage dans les quartiers sont deux fois et demie supérieurs à ceux du reste du territoire. Ces inégalités sont encore plus marquées chez les femmes (plus d’une sur deux est en dehors du marché du travail) et chez les jeunes (près d’un jeune actif sur deux est au chômage). 

Cette situation impose une intervention de la puissance publique renforcée et adaptée aux besoins des habitants des quartiers. C’est l’ambition que porte le CGET en lien avec ses différents partenaires, au niveau national et local, notamment les services du ministère de l’Emploi et le service public de l’emploi, avec lesquels des conventions d’objectifs pluriannuelles ont été signées.

 

La mobilisation du service public de l’emploi

Le CGET collabore de façon étroite avec Pôle emploi et les réseaux des missions locales pour que les habitants des quartiers bénéficient davantage de leur offre de services et intègrent les différents dispositifs qu’ils portent. Cela s’est notamment concrétisé à travers l’affectation dans les quartiers de 230 conseillers Pôle emploi chargés de l’accompagnement intensif des jeunes en difficultés.

 

L’accompagnement personnalisé des jeunes

La Garantie jeune

Mise en œuvre par les missions locales, la Garantie jeune a pour objectif de rendre autonome chaque jeune bénéficiaire (ni en emploi, ni en école, ni en formation) dans sa vie professionnelle et personnelle. Elle prévoit un accompagnement personnalisé qui mobilise l’ensemble des acteurs de l’insertion du secteur public et privé ainsi qu’une garantie de ressources pour les jeunes qui s’engagent dans le dispositif. Elle repose notamment sur une multiplication des périodes de formation, de travail et d’immersion dans le monde professionnel afin de renforcer l’employabilité des bénéficiaires à leur sortie du parcours. Objectif : 21 % des bénéficiaires issus des QPV

 

Les écoles de la 2e chance (E2C)

Les E2C sont des structures partenariales de statut privé, initiées par les collectivités territoriales et les chambres consulaires, qui ont pour objectif d’assurer l’insertion sociale et professionnelle de jeunes de 18 à 25 ans (avec un accès progressif des mineurs à partir de 16 ans) ayant interrompu leur scolarité ou leur formation depuis plus d’un an.

Le cursus dure près de sept mois en moyenne au long desquels chaque stagiaire bénéficie d’un accompagnement renforcé de la part de l’équipe pédagogique qui l’aide à construire son projet professionnel notamment par une remise à niveau des savoirs de base, la reconquête de la confiance en soi et la découverte de premiers gestes professionnels lors d’une série de stages. Les crédits de politique de la ville contribuent au financement des E2C à hauteur de 3,22 M€.
Objectif : 40 % des jeunes accompagnés issus des QPV

 

Les centres Épide

Créé en 2005, l’établissement public d’insertion de la défense (Épide), dont le ministère chargé de la ville assure la cotutelle avec le ministère chargé de l’emploi, a été conforté dans ses missions par le président de la République, en février 2015, par l’extension de sa capacité d’accueil à hauteur de 1 000 jeunes supplémentaires la même année. Après dix ans d’existence, l’établissement public d’insertion de la défense dispose de 18 centres implantés dans 15 régions. Leur rôle ? Assurer l’insertion sociale et professionnelle durable de jeunes volontaires de 18 à 25 ans en difficulté scolaire, sans qualification ni emploi et en risque de marginalisation. En 2016, la contribution du CGET au financement de l’établissement s’élèvera à 25 millions d’euros. Objectif : 50 % de volontaires issus des QPV

 

Le parrainage

Le parrainage est un outil parmi les plus efficaces pour faciliter l’accès à l’emploi de personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle. Le taux de sorties positives le démontre : il s’élève à de près de 65 % pour l’ensemble des personnes parrainées (CDI, CDD de 6 mois et plus, alternance et formation de plus de 6 mois) alors que près de la moitié de ces personnes ont un niveau de formation inférieur au Bac. Le parrainage est particulièrement pertinent pour les jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville qui seront ciblés en priorité dans le cadre du plan national de développement du parrainage. Dans cette perspective, le CGET soutient ce dispositif à hauteur de 2 millions d’euros chaque année sur les crédits de la politique de la ville.
Objectif : passer de 30 000 à 60 000 jeunes accompagnés chaque année d’ici 2017.

 

La mobilisation des dispositifs de droit commun en faveur des quartiers prioritaires

Le contrat starter

Réservé plus spécialement aux jeunes décrocheurs de moins de 30 ans en difficulté d’insertion, avec un ciblage de ceux qui habitent les quartiers, le contrat starter est un dispositif réservé au secteur marchand qui permet aux entreprises de bénéficier d’une aide financière égale à 45 % du Smic sur une durée pouvant aller jusqu’à vingt-quatre mois.
En chiffres : à la fin octobre 2015, 10 400 jeunes bénéficient du dispositif dont près d’un quart réside dans un QPV.

 

Les emplois d’avenir

L’emploi d’avenir est une forme de contrat aidé réservé aux jeunes. Il permet aux employeurs, essentiellement du secteur non marchand, de bénéficier d’une prise en charge par l’État de 75% du montant brut de la rémunération du jeune (35% pour les employeurs du secteur marchand) pendant une durée maximale de 3 ans en contrepartie de l’embauche pour une durée minimale de douze mois d’un jeune de 16 à 25 ans, pas ou peu diplômé, n’étant ni en emploi, ni en formation.
Objectif : 30 % des bénéficiaires résidant en QPV.

 

Les clauses d’insertion

Le recours aux clauses d’insertion dans les marchés publics, mais également privés, constitue un outil efficace pour permettre aux habitants des quartiers d’accéder à un emploi et une qualification professionnelle. Pour renforcer l’accès des habitants des quartiers aux heures d’insertion tout en veillant à construire des parcours vers un emploi durable, le CGET accompagne la dynamique de généralisation des clauses à plusieurs niveaux :

 À travers le nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU) dans le cadre duquel une charte d’insertion a été adoptée par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (Anru). Cette charte prévoit notamment que les porteurs de projet s’engagent à réserver aux résidents des QPV :

  • au moins 5 % des heures travaillées dans le cadre des chantiers de renouvellement urbain ;
  • au moins 10 % des heures travailleurs dans le cadre des marchés liés à la gestion urbaine de proximité (entretien des espaces, tri sélectif) ;
  • des embauches liées à l’ingénierie des projets, au fonctionnement des équipements et aux actions d’accompagnement (relogement).

► Dans l’ensemble des contrats de ville, en mobilisant les différents acteurs locaux et les moyens du droit commun, pour développer diverses actions visant à faciliter le recours aux clauses (démarches de gestion prévisionnelle des emplois et compétences, renforcement de l’ingénierie locale, soutien au développement d’ateliers et chantiers d’insertion…). Pour renforcer le poids de ces actions dans les quartiers, plus de 4,5 millions d’euros sont mobilisés sur les crédits de la politique de la ville chaque année en faveur de l’insertion par l’activité économique.

 

 

 


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