Publié le jeudi 05 juillet 2018
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Dans les zones rurales, de nombreuses initiatives se déploient pour donner accès, aux enfants comme aux adultes, à la culture et aux pratiques artistiques et en faire un levier de dynamisme territorial. Les associations sont souvent à la manœuvre. Nombre d’entre elles reçoivent le soutien des collectivités locales, mais aussi de l’État et de l’Union européenne à travers des dispositifs de développement rural.

Dans les zones rurales, de nombreuses initiatives se déploient pour donner accès, aux enfants comme aux adultes, à la culture et aux pratiques artistiques et en faire un levier de dynamisme territorial. Les associations sont souvent à la manœuvre. Nombre d’entre elles reçoivent le soutien des collectivités locales, mais aussi de l’État et de l’Union européenne à travers des dispositifs de développement rural.

Le CGET a reçu quelque 400 acteurs, le 29 juin dernier, lors des premières Rencontres nationales Culture et Ruralités.

« Plus de 20 millions de Français vivent dans les territoires ruraux. De nombreuses initiatives culturelles sont portées par les associations, des collectifs d’habitants, des acteurs économiques, des entreprises sociales et solidaires et, bien sûr, les collectivités. Beaucoup de choses sont déjà faites », a relevé Sophie Duval-Huwart, directrice du Développement des capacités des territoires du CGET, en ouverture.

En effet, malgré les difficultés de mise en place des actions (en termes d’équipement, de subventions, de diffusion de l’information…), la culture constitue un puissant levier de cohésion sociale, de développement économique et d’attractivité dans les territoires ruraux. L’architecture, le patrimoine, l’environnement, les créations et pratiques artistiques contribuent à préserver et à valoriser le cadre de vie des habitants, ainsi que les activités économiques liées à la culture et à ses retombées.

Les acteurs locaux témoignent : voir nos pastilles vidéos ici [1]et ici [2].

 

Faire reconnaître la vie culturelle du monde rural

« Le CGET est la maison des territoires. Il accueille les acteurs de la culture dans le monde rural pour cette rencontre nationale, qui est la première brique d’une politique à renforcer et à améliorer. Les échanges vont faire émerger des propositions concrètes qui seront remontées aux ministres de la Cohésion des territoires et de la Culture. Le rôle de l’État est maintenant de mobiliser l’ensemble de ces énergies ; c’est le sens de cette journée », a indiqué en ouverture Sophie Duval-Huwart.

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cultureruralite_1_05072018.jpg, par flavictoire [3]

 

« L’imaginaire du monde rural se transforme, s’urbanise et, si les réseaux sociaux fragmentent les solidarités de proximité, ils y font aussi émerger une nouvelle fraternité, a relevé Maryline Laplace, chef du service de coordination des politiques culturelles et de l’innovation, au ministère de la Culture. Sous cette impulsion, le monde rural participe à la vie culturelle nationale, avec l’appui de notre ministère de la Culture qui veut mettre fin aux ségrégations culturelles et favoriser l’émancipation culturelle de tous les citoyens, et sur tous les territoires. »

Ces premières Rencontres nationales Culture et Ruralités – co-organisées par les ministères de la Culture et de la Cohésion des territoires et le CGET, en partenariat avec le Réseau rural national – ont, en effet, permis de donner une visibilité nationale aux projets culturels qui émergent dans les territoires ruraux, de les valoriser et de les faire (re)connaître.

La journée, qui a réuni près de 400 participants, a également favorisé la mise en réseau des différents acteurs de la culture et du développement rural : artistes, responsables de structures culturelles, chercheurs, acteurs publics et privés qui ont partagé et confronté leurs expériences.

L’accès à la culture au cœur de l’action de l’État
L’État construit une politique publique complète d’accès aux services dans les territoires, notamment à travers les Maisons de services au public. Ce réseau participe activement à la diffusion de la culture pour tous : 143 d’entre elles, sur les 1 271 existantes, mènent une action sur le sujet. Par exemple, 91 Maisons hébergent une bibliothèque, une médiathèque ou une école de musique, et 19 sont portées par un centre socioculturel.
Par ailleurs, suite du rapport d’Erik Orsenna sur la transformation des bibliothèques pour en faire « des maisons de service public culturel », Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Jacques Mézard, ministre de la Cohésions des territoires, construisent actuellement cette convergence entre service public et développement culturel.
Dans le cadre du plan « Culture près de chez vous », les deux ministres ont, auparavant, souhaité le déploiement de 200 Micro-Folies, dès 2018, pour combler les « zones blanches d’accès à la culture » et favoriser une plus grande circulation des œuvres et des artistes. Elles vont se mettre en place dans les territoires culturels prioritaires : zones de revitalisation rurale, territoires couverts par un contrat de ruralité, mais aussi quartiers de la politique de la ville. (Re)lire l’interview de l’expert du CGET sur les Micro-Folies (24/05/18). [4]
Enfin, les politiques de revitalisation des centres bourgs et les contrats de ruralité représentent aussi une opportunité pour le développement culturel autour des enjeux du patrimoine local.

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