Publié le mercredi 04 avril 2018
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Le 28 mars dernier, le CGET a accueilli une délégation afghane de la Direction indépendante pour la gouvernance locale, accompagnée de représentants de l’ambassade de France en Afghanistan. Sujets de ce premier échange : la gestion des services publics locaux, les partenariats État/collectivités, la prévention et la sécurité. Luc Faraldi, chargé de mission Relations internationales au CGET*, nous parle de la coopération internationale au CGET.

Le 28 mars dernier, le CGET a accueilli une délégation afghane de la Direction indépendante pour la gouvernance locale, accompagnée de représentants de l’ambassade de France en Afghanistan. Sujets de ce premier échange : la gestion des services publics locaux, les partenariats État/collectivités, la prévention et la sécurité. Luc Faraldi, chargé de mission Relations internationales au CGET*, nous parle de la coopération internationale au CGET.

 

En quoi la coopération internationale entre-t-elle dans les missions du CGET ?

La coopération internationale fait partie des missions clés du CGET, identifiées dès sa création. Elle vise à faire rayonner l’expertise française à l’international sur les sujets liés à la cohésion des territoires.

En outre, les territoires français sont impactés par la mondialisation et amenés à prendre en compte la dimension internationale dans leur développement. À ce titre, nous nous attachons à comprendre les grandes tendances internationales qui peuvent concerner leur développement, en lien avec la dimension européenne portée par la mission des Affaires européennes du CGET.

Désormais, beaucoup d’États se lancent dans un mouvement de décentralisation de leur organisation territoriale ; ils souhaitent s’appuyer sur l’expérience de la France pour mener ces transformations.

Comment se concrétise ce positionnement ?

Le CGET noue des relations bilatérales avec des organismes et des administrations de pays étrangers, soit de manière durable – comme avec le Maroc avec qui nous animons une convention de coopération, signée entre les ministres chargés de l’aménagement du territoire –, soit de manière ponctuelle, notamment avec des pays asiatiques tels la Corée du Sud, le Vietnam ou le Japon.

Le CGET représente la France au sein d’organisations internationales. Par exemple, au sein du comité des politiques régionales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou lors d’événements mondiaux comme le World Urban Forum organisé par l’Onu Habitat en Malaisie, en février dernier.

Enfin, le CGET prépare, en lien avec la délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed), le dialogue « 5+5 » sur l’aménagement du territoire pour l’ensemble des pays de la Méditerranée occidentale. Nous participons au comité de pilotage de la mission de Coopération technologique et industrielle franco-algérienne, également portée par la DiMed, et à la gouvernance de l’Agence des villes et des territoires méditerranéens durables (AVITeM) aux côtés du Quai d’Orsay, de la Région Paca et de la métropole de Nice.

Quelles sont les thématiques abordées lors de ces rencontres ?

La demande de nos partenaires concerne souvent l’organisation territoriale, les relations État/acteurs locaux et la décentralisation, mais pas seulement. Toutes les questions relatives aux champs d’intervention du CGET peuvent être abordées pour partager les connaissances. Les sujets sont donc très divers. C’est ainsi que la dernière rencontre de l’Europe Urban Knowledge Network portait sur la prévention de la radicalisation en France, en Belgique et aux Pays-Bas et que le prochain atelier franco-marocain concernera le développement des villes portuaires.

* Ces échanges se sont déroulés en présence de Mohamed Douhane, chargé des questions de prévention et de sécurité à la direction de la Ville et de la Cohésion urbaine du CGET.

 

À savoir
Entre 2010 et 2012, la France a contribué au financement d’un programme national de l’Independant Directorate for Local Governance (IDLG), dont l’objectif est de renforcer les capacités et la légitimité des autorités locales. La France et l’Afghanistan ont signé, le 27 janvier 2012, un traité d’amitié et de coopération, conclu pour vingt ans, complété par un plan d’action portant sur les domaines de la sécurité (formation militaire et de la police), de la coopération scientifique, culturelle et technique (agriculture, éducation, santé)…

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