Publié le jeudi 08 mars 2018
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Le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre a présidé le comité interministériel à l’égalité tandis que le président de la République effectuait une visite de terrain sur le thème de l’égalité professionnelle .

Le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre a présidé le comité interministériel à l’égalité tandis que le président de la République effectuait une visite de terrain sur le thème de l’égalité professionnelle.

Intervenant au terme du Tour de France de l’égalité qui a réuni plus de 55 000 personnes (70% de femmes et 30% d’hommes) dans plus de 800 ateliers départementaux, ce comité est l’occasion de présenter l’engagement de l’ensemble du Gouvernement au titre de la grande cause nationale du quinquennat.

A travers un plan d’actions d’ensemble, il s’agit de promouvoir une approche globale des questions d’égalité (éducation et lutte contre les stéréotypes, égalité professionnelle et emploi, vie quotidienne et accès aux droits, lutte contre les violences, le harcèlement et le sexisme…). Chaque ministre a présenté sa feuille de route et quelques mesures phares en faveur de l’égalité. Le CGET, qui relaie cette priorité dans les territoires fragiles (QPV, territoires ruraux), a contribué à la feuille de route du ministre de la Cohésion des territoires, à travers deux axes :

  • Garantir l’accès aux espaces publics pour les femmes, un enjeu considérable dans les quartiers relevant de la politique de la ville ;
  • Favoriser l’accès à l’emploi des femmes dans les territoires ruraux.

Dans ce cadre, des mesures phares ont été présentées par le CGET :

Le soutien aux marches exploratoires de femmes dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV)

Chaque marche est l'occasion de pointer des dysfonctionnements urbains, des incivilités, de mauvaises signalisations, un manque de mixité et un sentiment d'insécurité. Elles permettent donc d'articuler les questions de l'accès à l'espace public par les femmes de ces quartiers, les questions de renouvellement urbain et de cadre de vie, de tranquillité publique, mais également de citoyenneté à travers la participation des femmes à la gestion de l'espace public. Cette expérimentation, lancée en 2016, doit maintenant se développer et l'appel à projet pour de nouvelles marches en 2018 est lancé. C'est un appui important dans la lutte contre le harcèlement de rue, en reprenant aussi la question de la structuration de l'espace public.

Pour aller plus loin, le Conseil national des villes (CNV) est saisi par le ministre de la Cohésion des territoires pour produire un avis et des recommandations concrètes sur l'amélioration de la place des filles et des femmes dans les espaces publics des quartiers de la politique de la ville. Dans ce cadre, il a organisé un séminaire le 5 mars [1] en lien avec le Haut conseil à l’Égalité femmes-hommes.

Consulter le En bref sur les marches exploratoires des femmes [2]

La mise à disposition par l’Observatoire des territoires d’un kit d’indicateurs sexués territorialisés

L’Observatoire des territoires a mis en ligne une série de 63 indicateurs sexués permettant d’établir un constat territorialisé des inégalités femmes-hommes en France. Ces données sont disponibles à des échelles régionales et communales et couvrent plusieurs thématiques (niveau de diplôme, accès à l’emploi, sport,…).  La majeure partie de ces indicateurs sont issus des recensements de la population de l’Insee et ont été calculés à 2 dates : 2009 et 2014. Ils permettent ainsi d’apprécier de façon dynamique la situation des femmes et des hommes prises séparément mais également comparativement grâce au calcul d’indicateurs d’écart hommes-femmes.

L’ensemble de ces indicateurs est présenté de façon problématisée sur le site de l’Observatoire des territoires : kit d’indicateur « Égalité femmes-hommes » [3].

L’Observatoire travaille en parallèle à l’élaboration d’une présentation territoriale des freins et leviers de l’accès à l’emploi des femmes à destination des acteurs locaux.

Publication d'un En Bref sur l'accès à l'emploi des femmes dans les territoires ruraux

Enfin, à l’occasion du 8 mars, le CGET publie un « En Bref » présentant les constats et recommandations d’une étude qu’il a confiée, en lien avec le service des Droits des femmes et de l’Égalité (SDFE), aux cabinets Geste et Perfegal sur les freins et leviers à l’accès à l’emploi des femmes des territoires ruraux.

Identifier les principaux freins  à l’accès à l’emploi des femmes  qu’ils soient directs (formation, métiers, secteurs d’activité, marché de l’emploi) ou indirects (conditions de travail, situation familiale, modes de garde, mobilité…) et  présenter des leviers et préconisations pour améliorer cette situation, tels étaient les principaux objectifs de cette étude, réalisée en 2017, pour le CGET.

En bref - Améliorer l'accès à l'emploi des femmes dans les territoires ruraux [4]
Consulter l'ensemble de l'étude [5]

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