Revitalisation des villes moyennes

« Action cœur de ville », un plan national pour inventer leur avenir


Publié le 15/12/2017

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé un plan national, « Action cœur de ville », le 15 décembre, à Rodez, dans l’Aveyron. Ce plan répond à une double ambition : améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de développement du territoire de ces dernières.

« Les villes moyennes portent une grande partie de l’identité de notre pays. (…) Elles ont toujours eu une fonction de centralité et portent le dynamisme de tous les territoires avoisinants. (…) Dans le nouveau paysage territorial qui se façonne dans notre pays et dans le monde, ces villes ont un rôle essentiel à jouer, en complémentarité des métropoles et des territoires ruraux », relèvent Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires.

Signes de ce rôle structurant essentiel : 23 % de la population française vivent dans les villes moyennes », et 26 % de l’emploi total, en France, y sont concentrés. Ces villes sont sources de dynamisme économique, patrimonial, culturel et social, mais elles connaissent parfois des difficultés d’attractivité, de logements dégradés ou de vitalité commerciale, par exemple.

Élaboré en concertation avec les élus et les acteurs économiques des territoires, le plan « Action cœur de ville » vise à faciliter et à soutenir le travail des collectivités locales, à inciter les acteurs du logement et de l’urbanisme à réinvestir les centres-villes, à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville afin d’améliorer les conditions de vie dans les villes moyennes. 

Basé sur une approche globale, le plan « Action cœur de ville » s’articule donc autour d’un ensemble de mesures pour aider les communes et les intercommunalités à mobiliser l’expertise et les ressources nécessaires à leurs projets, notamment en simplifiant et en facilitant leurs démarches via un guichet unique pour les demandes de financement. Il propose également des mesures en faveur des commerces, activités économiques et de services ; les propriétaires et les locataires en centre-ville ; les promoteurs immobiliers et les bailleurs, ainsi que les résidents et les visiteurs.

Consulter le détail des mesures dans le dossier de presse ici

Le Gouvernement entend mobiliser les acteurs locaux, publics et privés, pour assurer la réussite des projets de revitalisation des villes moyennes. « L’État doit agir comme un guichet facilitateur et porter les projets de redynamisation des cœurs de ville », a souligné Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires. Avant d’ajouter : « Nous avons besoin de villes moyennes fortes et devons faciliter les projets des collectivités. Le préfet centralisera les moyens et sera l’interlocuteur des collectivités locales ».

Repères
Après les contrats de villes moyennes en 1973 et l’expérimentation « Villes moyennes témoins » en  2007, l’État continue de soutenir les villes moyennes via différents dispositifs. Par exemple, au 1er janvier 2017, 146 communes-centres et 50 intercommunalités parmi 203 villes moyennes ont bénéficié d’une aide au titre de la dotation de soutien à l’investissement public local (DSIL).
Considérant les villes moyennes comme une priorité nationale, le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de lancer le plan « Action cœur de ville » qui engage l’ensemble du Gouvernement sur la durée de la mandature. Le but : créer les conditions efficientes du renouveau et du développement de ces villes en mobilisant les moyens de l’État et de ses partenaires en faveur de la mise en œuvre de projets de territoire portés par les intercommunalités et les communes centres.  
Sur ce sujet, lire la publication du CGET, En bref n°45 (décembre 2017).