La convention interministérielle d’objectifs entre le ministère chargé de la Ville et celui de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a été signée le 27 février 2017

Publié le 06/04/2017

Cette convention a pour ambition de traduire l’engagement du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à l’attention des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville sur l’ensemble de ses champs de compétence : réussite en matière d’enseignement scolaire, amélioration de l’orientation, élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur et amélioration de la réussite dans les études supérieures, lutte contre le décrochage scolaire, coordination des efforts en matière de réussite éducative.

La première partie de la convention met l’accent sur le bilan positif de la convention 2013-2016 :

  • meilleure adéquation des géographies prioritaires ;
  • développement de l’accueil des enfants de moins de 3 ans et du dispositif « Plus de maîtres que de classes » sur les territoires de la politique de la ville et « REP + » en particulier ;
  • meilleure répartition des effectifs scolaires afin de favoriser la mixité scolaire ;
  • mise en place de journées locales d’animation conjointes par le CGET et la DGESCO.

Dans le cadre de la refondation de l’école de la République, l’objectif principal demeure de réduire à moins de 10 % les écarts de réussite entre les élèves de l’éducation prioritaire et les élèves hors éducation prioritaire.

Cet objectif s’applique également aux élèves hors éducation prioritaire scolarisés dans des quartiers de la politique de la ville. La mise en œuvre d’une nouvelle répartition des moyens d’enseignement (allocation progressive des moyens) permet aussi la réduction des écarts des élèves des QPV scolarisés hors éducation prioritaire.

Outre l’accueil des enfants de moins de 3 ans et le renforcement du dispositif « Plus de maîtres que de classes », les ministères s’engagent à déployer des moyens spécifiques concernant les sujets suivants :

  • le décrochage scolaire (droit au retour en formation, par exemple, pour tous les élèves ayant quitté l’enseignement secondaire) ;
  • le déploiement de pôles de stages pour les élèves ne possédant pas un réseau relationnel suffisant, et d’espaces parents au sein des établissements scolaires ;
  • la mise en place de projets de réussite éducative en faveur des collégiens scolarisés en « REP + », la poursuite de la mise en œuvre de dispositifs intégrés aux contrats de ville (les cordées de la réussite et les parcours d’excellence, les Internats de la réussite, École ouverte…).

Un effort particulier sera conduit sur la question de la parentalité en lien avec les ministères sociaux et la Caisse nationale d’allocations familiales.

Il s’agira également de favoriser la mixité sociale, notamment en interrogeant la question du bâti scolaire. À ce titre, des moyens spécifiques pourront être dégagés via les opérations de renouvellement urbain de l’Agence nationale de rénovation urbaine et la dotation politique de la ville attribuée aux communes les plus pauvres.

CIO Ville/Éducation nationale , par flavictoire