La convention interministérielle d’objectifs 2017-2020 entre le ministère de la Ville et celui de l’Intérieur a été signée le 10 avril 2017

Publié le 31/05/2017

La sécurité arrive en tête des préoccupations des habitants et constitue un enjeu majeur pour le Gouvernement.

S’inscrivant dans le prolongement de la précédente convention, celle signée le 10 avril 2017 vise dès lors à pérenniser l’action partenariale engagée depuis 2013 entre les deux ministères de la Ville et de l’Intérieur et ce, au bénéfice des habitants des quartiers prioritaires.

Cette convention triennale prend en compte, à la suite de la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, la définition d’une nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville et la signature des contrats de ville en 2015.

Elle prévoit le développement des axes suivants :

  • Renforcer la prévention de la délinquance, prioritairement dans les zones de sécurité prioritaires et les quartiers de la politique de la ville. Ces derniers ont vocation à bénéficier des ¾ des crédits du Fonds interministériel de la prévention de la délinquance (FIPD).
  • Améliorer le lien entre les forces de sécurité de l’Etat et la population, notamment avec les jeunes, en renforçant certains outils et en développant les actions novatrices : plans locaux de communication, code de déontologie, numéro d’identification individuelle, caméras piétons, plateforme en ligne des inspections générales de la police et de la gendarmerie, intervenants sociaux en commissariat et en unité de gendarmerie, délégués à la cohésion police-population etc.
  • Soutenir et promouvoir la prévention de la radicalisation en mobilisant en particulier les délégués du Préfet et  les correspondants laïcité des préfets. A ce titre, le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART) adopté par le Gouvernement le 9 mai 2016, prévoit que chaque contrat de ville doit être complété par un plan local qui en constituera une annexe. Concernant leur mise en œuvre, les préfets pourront solliciter les crédits du FIPD pour assurer le repérage et la prise en charge des personnes en situation de radicalisation. Afin de renforcer localement les capacités de prise en charge, les grands réseaux associatifs sont mobilisés dans le cadre de plusieurs conventions préalablement signées : fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs, association nationale des points accueil-écoute jeunes et prévention spécialisée.

Pour la mise en oeuvre du dispositif général, sont mobilisés l’administration territoriale de l’Etat (préfets, préfets délégués à l’égalité des chances, sous-préfets chargés de la politique de la ville et sous-préfets à la cohésion sociale et à la jeunesse en Outre-mer) ainsi que le comité de pilotage Intérieur/ Ville, chargé du suivi de la convention.