Radicalisation - Une instruction envoyée aux préfets pour une meilleure prévention


Publié le 03/12/2015

Pour poursuivre la montée en puissance du plan d’actions gouvernemental contre les filières djihadistes et la radicalisation adopté en avril 2014, Patrick Kanner et Bernard Cazeneuve demandent aux préfets d’impliquer davantage les acteurs et les dispositifs de la politique de la ville.

Le Comité interministériel à égalité et citoyenneté (Ciec), du 26 octobre dernier aux Mureaux (78), a rappelé la priorité du Gouvernement dans la lutte contre la radicalisation. Il complète l’arsenal juridique par une action globale de prévention qui implique l’ensemble des acteurs intervenant dans le champ des politiques sociales.

Dans ce contexte, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, demandent aux préfets de mobiliser étroitement les acteurs et les dispositifs de la politique de la ville dans la prévention des phénomènes de radicalisation.

Les sous-préfets d’arrondissement devront prendre en charge l’animation d’une mission locale de prévention, dans le cadre des conseils locaux ou intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLINSPD). La lutte contre la  radicalisation devra,  par ailleurs,  être mise à l’ordre du jour des prochains comités de pilotage des contrats de ville.

Les délégués du préfet seront également associés à la réponse préventive en matière de radicalisation. Les préfets doivent ainsi veiller à leur participation au plan de formation «Valeurs de la République et laïcité» que pilote le CGET.
Enfin, la circulaire enjoint le corps préfectoral à impliquer l’ensemble des acteurs de terrain, notamment les adultes-relais et les associations, dans la détection des trajectoires de radicalisation.

 

Zoom sur le plan de formation « Valeurs de la République et laïcité »

Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a confié au CGET la mission de piloter et de coordonner le plan national de formation à la laïcité, destiné aux acteurs de terrain.

Ce plan de formation vise à répondre aux besoins des professionnels en contact direct avec les publics, notamment sur l’application du principe de laïcité dans les situations professionnelles qu’ils sont susceptibles de rencontrer au quotidien.

L’objectif est de former 10 000 personnes par an au cours des deux prochaines années.

Ce plan repose sur la diffusion d’un kit pédagogique, conçu avec plusieurs partenaires, pour mettre en œuvre localement des formations destinées aux acteurs de terrain. Leur déploiement sera assuré, début 2016, par le niveau régional de l’État, via les directions régionales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale (DRJSCS).

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