Séminaire sous-préfets ville et Pdec

Le réseau de l’État se met en ordre de bataille

Sébastien Jallet, commissaire général délégué, directeur de la Ville et de la Cohésion urbaine au CGET - Jean-Benoît Albertini, commissaire général à l’égalité des territoires - Eric Lajarge, responsable du pôle animation territoriale du CGET


Publié le 21/11/2017

Le CGET a réuni en séminaire les préfet.e.s délégué.e.s à l’égalité des chances et les sous-préfet.e.s chargé.e.s de mission Ville, à Paris, le 17 novembre dernier. Au cours de cette journée de travail, les acteurs du réseau territorial de l’État ont échangé sur les suites à donner au discours de mobilisation du président de la République en faveur des habitants des quartiers de la politique de la ville.

Introduit par Jean-Benoît Albertini, commissaire général à l’égalité des territoires, ce séminaire a permis de poser le cadre de la mobilisation en faveur des quartiers prioritaires et de la politique de la ville, annoncée par le président de la République, Emmanuel Macron, les 13 et 14 novembre derniers (lire notre article). Il a ainsi mis l’accent sur les enjeux et la nécessité de se mettre en ordre de bataille, au plus près du terrain.

À noter : pour suivre le déploiement des mesures annoncées et la mobilisation générale souhaitée, un Conseil présidentiel des villes se réunira désormais tous les trimestres, et un Comité interministériel des villes se déroulera au premier trimestre 2018.

Sébastien Jallet, commissaire général délégué, directeur de la Ville et de la Cohésion urbaine au CGET, a rappelé que des indicateurs seront élaborés pour évaluer l’impact des mesures, déployées autour d’axes forts :

  • la sécurité (police de sécurité du quotidien, relations police/population, plan d’action contre la radicalisation dans une quinzaine de territoires…) ;
  • les services publics (crèches, lutte contre la pauvreté, cartographie de la présence des services publics dans les quartiers prioritaires…) ;
  • la lutte contre les discriminations (mobilisation de l’inspection du travail, poursuite des « testings ») ;
  • les emplois francs : première vague de déploiement des emplois francs en 2018 (département de Seine saint Denis, agglomérations de Val de France et de Cergy Pontoise dans le Val d’Oise ; métropole d’Aix-Marseille ; métropole européenne de Lille ; agglomération d’Angers) ;
  • l’émancipation des habitants à travers, notamment :
    • l’éducation (dédoublement des classes de CP/CE1 en REP et REP+ ; dispositif « devoirs faits » dans les collèges, stages de fin de 3e…) ;
    • la culture (ouverture des bibliothèques soirs et week-end, Pass culture…) ;
    • l’emploi et la formations professionnelle (parrainage des jeunes diplômés ; accès à l'apprentissage…).

Consulter le livret « Une grande mobilisation nationale pour les habitants des quartiers » ici

Le point sur le Nouveau programme de renouvellement urbain
Les préfets ont, quant à eux, partagé leurs remontées du terrain et leurs retours d’expérience sur les contrats de ville, les conseils citoyens et, plus particulièrement, sur le renouvellement urbain. Nicolas Grivel, directeur général de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), est d’ailleurs intervenu sur les questions liées au financement du Nouveau programme de renouvellement urbain.
Il a rappelé qu’il n’y aurait pas de liste complémentaire de quartiers concernés et que les crédits complémentaires seraient alloués après débat en conseil d’administration de l’Anru et en concertation avec les préfets de région.
Repères : à horizon 2024, ce 2e programme de renouvellement urbain aura engagé la transformation de 216 quartiers d’intérêt national et 274 d’intérêt régional. En savoir plus ici

 

© L. Rumeau/CGET