Bassin minier Nord-Pas-de-Calais

Le Premier ministre rappelle la détermination de l’État à conforter la réhabilitation et la redynamisation du territoire

Cités de la fosse Lemay - Pecquencourt

© Jérémy Jännick


Publié le 22/02/2018

Le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est rendu à Pecquencourt et à Douai, ce 22 février. Sa visite dans ce territoire fragilisé par la crise économique vient confirmer la mobilisation de l’État pour le renouveau du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais, aux côtés des élus et acteurs locaux.

Accompagné notamment de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, et d’Alain Neveü, délégué interministériel pour le renouveau du bassin minier, le Premier ministre a rencontré les présidents des collectivités partenaires de l’engagement signé il y a quasiment un an.

« Aujourd’hui, je suis venu dire que l’engagement de lÉtat est tenu, avec 10 millions d’euros dans le budget 2018 pour rénover des logements et 10 millions d'euros pour améliorer le cadre de vie », a relevé Édouard Philippe.

Un engagement qui s’est concrétisé, par exemple, par des réalisations qui contribuent à la transformation future de ce bassin minier pour en faire un « territoire d’excellence de la transition énergétique ».

À Pecquencourt : dans la cité Lemay, 150 logements ont été réhabilités, dont une partie en visant la performance thermique et la mise en valeur patrimoniale. « Voilà ce que l’on souhaite pour les cités minières du Nord et du Pas-de-Calais : des logements rénovés, plus confortables et plus économes en énergie », a souligné le Premier ministre (lire encadré).

Sur la commune, des espaces publics et des équipements publics ont également été requalifiés (gymnase, city stade…). Les anciens puits de fosse ont été transformés en étang, des voies de circulation douce ont été aménagées et un office de tourisme sera installé prochainement dans une ancienne pharmacie…

À Douai, l’accent a, par ailleurs, été mis sur la culture, la formation et l’insertion professionnelles ou, encore, le développement économique dans son agglomération. Ainsi, Lauwin-Planque, petite commune de moins de 2 000 habitants, a attiré Amazon sur ses terres (6 000 salariés aux pics d’activité) en tirant parti de sa situation géographique, à l’intersection des autoroutes A1 et A21. De là, se sont développés 21 parcs d’activités orientés sur le secteur de la logistique.

Télécharger le dossier de presse de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais.

À savoir
Le CGET – auquel est rattaché le délégué interministériel, Alain Neveü – assure la coordination interministérielle de cet engagement, en lien étroit avec les ministères impliqués et les administrations concernées.

(Re)lire notre article sur le 1er comité de pilotage pour le renouveau du bassin minier.

Une réhabilitation énergétique des logements miniers sur dix ans
Le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais compte 563 cités minières, totalisant quelque 70 000 logements, héritage de 200 ans d’exploitation des mines de charbon. Parmi elles, 123 cités minières ont été inscrites dans la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, en 2012.
Sur ce territoire frappé par la crise industrielle et un fort taux de chômage de longue durée, l’Engagement pour le renouveau du bassin minier a retenu le principe d’accélérer la réhabilitation des logements miniers (avec 100 millions d’euros de financement de l'État sur dix ans).
Les opérations menées sur les « cités pilotes », comme les cités Lemay et Sainte-Marie, à Pecquencourt, permettront de déterminer la méthode la plus pertinente pour garantir une approche globale et concertée de ces réhabilitations, afin de répondre aux enjeux sociaux, urbains, patrimoniaux, économiques, techniques et industriels.