HAUT CONSEIL À LA SANTÉ PUBLIQUE

Le CGET contribue à promouvoir la santé dans les territoires fragiles

© Rafael Trapet


Publié le 10/02/2017

Dans le cadre du 3e plan national Santé environnement, Jean-Michel Thornary, commissaire général à l’égalité des territoires, a été entendu par le Haut Conseil à la santé publique (HCSP), le 9 février dernier. L’instance a sollicité le CGET au vu de son expertise sur les politiques de lutte contre les inégalités territoriales.

Le commissaire général a été auditionné, sur saisine des ministères de la Santé et de l’Environnement, dans le cadre de la feuille de route « Transports » du plan national afin d’évaluer les impacts des déplacements, mais aussi de l’urbanisme et du logement sur la santé dans les territoires fragiles.

Le CGET, qui est un service du Premier ministre, contribue au travail interministériel et à la territorialisation des politiques publiques, dont celles relatives à la santé. Investi dans l’élaboration des schémas départementaux d’amélioration de l’accessibilité des services au public et membre du comité national du pacte Territoire-santé, il est amené à travailler sur l’accès à une très large gamme de services de proximité (services publics, offre de soins, commerces…) qui contribuent au bien-être et à la santé de tous les habitants. Jean-Michel Thornary a notamment évoqué les maisons de services au public qui garantissent l’accessibilité effective des services de partenaires nationaux et locaux, en proposant une médiation humaine de proximité.

En outre, le CGET développe des outils et des méthodes spécifiques en matière de santé. Par exemple, pour lutter contre la désertification médicale, le commissaire général a évoqué le déploiement des maisons de santé pluri-professionnelles (NDLR : en partie financées via le Fonds de soutien à l’investissement local, 840 étaient opérationnelles au 01/12/2016 selon la Direction générale de l’offre de soins) et le recours à la télémédecine, deux solutions qui permettent de maintenir une offre de soins de proximité, dans les territoires ruraux comme dans les quartiers de la politique de la ville.

Concernant les quartiers prioritaires, le CGET a, entre autres, cofinancé avec l’Agence régionale de santé Grand Est une étude pour modéliser l’état de santé des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (Strasbourg), dans la perspective d’identifier des indicateurs de base utiles, cette fois, à l’échelle nationale.

L’élaboration des contrats de ville a été une opportunité pour renforcer les liens entre les piliers urbains et sociaux (dont le volet santé) de ces contrats, en faisant dialoguer une diversité d’acteurs, et en décloisonnant les approches. La participation des conseillers citoyens dans l’élaboration et le suivi de ces contrats tout comme l’utilisation de méthodologies participatives éprouvées (diagnostics en marchant, marches exploratoires de femmes) sont également à souligner.

L’évaluation à mi-parcours de ces contrats, fin 2017, pourra permettre de renforcer le croisement de ces expertises d’usages, citoyennes et professionnelles, en faveur du renforcement des approches santé-environnement.

Pour aller plus loin
 
Sur le volet santé des contrats de ville, voir : les conseils locaux de santé mentale généralisés
 
Lire aussi L’offre de soins dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville du rapport 2015 de l’Observatoire national de la politique de la ville : http://www.onpv.fr/theme/sante

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