Coopérative Novædia

Là où tout est possible

En visite à La Ferme des possibles (de gche à dte) : Mehdi Nabti, président de la coopérative ; Sabine Thibaut, chargée du renouvellement urbain, du développement économique et de l’emploi au CGET ; Charles-Louis Molgo, chargé des mutations économiques, de l’emploi et de l’innovation au CGET ; Mohamed Gnabaly, directeur général, et Jean-Michel Thornary, commissaire général à l’égalité des territoires.


Publié le 30/05/2017

Située au nord du département, la ville de Stains, qui compte trois quartiers prioritaires, accueille Novædia* depuis 2011. Une coopérative qui développe une économique intégrée à son territoire, à travers une filière agroalimentaire urbaine, bio et locale.

La coopérative, qui a vu le jour sous l’impulsion de jeunes diplômés de Seine-Saint-Denis, compte actuellement 15 salariés et 5 travailleurs en situation de handicap, la plupart âgés de 18 à 25 ans et en insertion professionnelle. Elle foisonne d’offres de services aux entreprises : un service traiteur, un restaurant d’entreprise, la livraison au bureau de corbeilles de fruits frais cultivés en zone urbaine, l’entretien d’espaces verts, une blanchisserie, du façonnage en établissement et service d’aide par le travail (Ésat) et, pièce maîtresse de cette jeune coopérative, une ferme d’agriculture urbaine…

Inventer, tester et développer

Les activités commerciales permettent à Novædia de développer un modèle économique rentable (elles représentent 80 % de son chiffre d’affaires). Une bonne santé financière confortée par le soutien du mécénat d’entreprise et des subventions publiques (au total, 20 % de son chiffre d’affaires).  Mais, la coopérative ne perd pas de vue sa vocation sociale. « Notre activité est très ancrée dans notre environnement proche, souligne Mehdi Nabti, son président. Nous travaillons avec notre voisinage direct (des particuliers en maisons individuelles), les acteurs du territoire (service jeunesse de la ville, mission locale, régie de quartier…), les établissements scolaires ou, encore, la clinique toute proche pour sortir les malades de leur environnement médical… »

Un territoire plein de ressources

En contribuant à faire émerger de nouvelles éco-activités, « nos salariés – qui sont pour la plupart des associés coopérateurs, donc des acteurs du monde économique et non pas des « bénéficiaires » –, participent à développer des activités qui allient social et réussite économique, résume Mohamed Gnabaly. Malgré son image négative, notre territoire a des ressources à valoriser. Nos salariés sont fiers d’y habiter, par envie et non pas par défaut, et d’y travailler en innovant. »

* Société coopérative d’intérêt collectif (Scic).

Un maraîchage urbain qui fait recette
Créée en 2014, La Ferme des possibles est un pôle territorial d’insertion et de coopération économique (PTCE) implanté sur 1,2 ha de terre, longtemps restée en friche. « L’an dernier, nous avons recruté un responsable d’exploitation maraîchère pour structurer cette activité et développer une filière agroalimentaire intégrée à notre territoire, expose Mohamed Gnabaly, cofondateur et directeur général de Novædia, après avoir exercé dans la finance. Nous cultivons des fruits et légumes bio en plein champ et sous 500 m2 de serre, qui alimentent en partie notre production maison de jus de fruit, nos corbeilles et notre restaurant. » La commercialisation de ces produits en circuit court se fait jusque dans les cuisines des grands restaurants parisiens, comme au Ritz.​
Pour découvrir La Ferme des possibles, voir le reportage (6’) du CGET ici.

 

Diaporama

© N. Kharbache/Communication CGET.

 

Lire le reportage sur Simplon.co, réseau de fabriques, une “école” qui propose des formations gratuites