ONPV

L’Observatoire publie son 2e rapport

Patrick Kanner, ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports, Jean-François Cordet, président de l'ONPV et Hélène Geoffroy, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville.


Publié le 07/04/2017

Chaque année, l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) dresse un panorama de la situation économique et sociale des 1 514 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Son rapport 2016 a été remis à Patrick Kanner, ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports, et à Hélène Geoffroy, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville, le 6 avril.

L’ONPV, que préside Jean-François Cordet, préfet honoraire, a articulé son rapport autour de trois études et de 27 fiches thématiques. Deux ans après la signature des contrats de villes, il présente une première analyse de l’impact de la rénovation urbaine sur l’offre d’habitat et la mixité sociale ; un focus sur le déploiement des conseils citoyens et une caractérisation des QPV de l’Hexagone pour objectiver la variété de leurs situations.

Au sommaire

L’impact de la rénovation urbaine sur l’offre d’habitat et la mixité sociale

Le déploiement des conseils citoyens

Typologies des quartiers prioritaires

 

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tab_onpv_a_06042017.jpg, par flavictoire

 

L’impact de la rénovation urbaine sur l’offre d’habitat et la mixité sociale

Les quartiers bénéficiaires d’une opération de rénovation urbaine, entre 2003 et 2013, présentent une offre de logements plus diversifiée, avec un taux de logements sociaux en recul (57,7 % en 2013, contre 61,1 % dix ans plus tôt). Cette tendance s’explique par la démolition d’environ 15 % du parc de logements sociaux et la construction d’environ 40 000 logements privés.

Conséquence ? La proportion des ménages les plus pauvres a diminué dans les quartiers éligibles aux travaux du programme national de rénovation urbaine (PNRU). En effet, les ménages qui habitaient les logements sociaux détruits ont été relogés, en partie, en dehors des QPV, et il y a eu davantage de constructions de logements privés dans les quartiers. Ces évolutions positives, en termes de mixité sociale, restent néanmoins à nuancer : elles ne s’observent pas de manière identique dans tous les quartiers en rénovation urbaine.

 

Le déploiement des conseils citoyens

Le processus de constitution des conseils citoyens a été principalement porté par les collectivités locales, notamment les communes, avec le soutien de l’administration territoriale de l’État, en particulier des délégués du préfet.

Au 1er octobre 2016, 1 054 conseils citoyens étaient déjà actifs ou en cours de constitution. Ces instances de démocratie participative comptent, en moyenne, une vingtaine de participants, dont 13 membres pour le collège « Habitants » et 7 membres pour le collège « Acteurs et associations ».

Les conseillers citoyens ont bénéficié de formations (dans 45 % des cas), et deux-tiers de ces instances disposent d’un budget de fonctionnement, d’un montant moyen de 3 500 €.

 

Typologies des quartiers prioritaires

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cartes_onpv_a_06042017.jpg, par flavictoire

 

Les typologies visent à caractériser les 1 293 quartiers prioritaires de l’Hexagone* afin d’analyser leurs situations au regard de trois thématiques : le cadre de vie, la cohésion sociale et l’emploi.

La typologie « cadre de vie » distingue :

  • 98 centres anciens ;
  • 340 quartiers HLM de petites unités urbaines ;
  • 137 quartiers périphériques de petites adresses (de moins de 20 logements) ;
  • 384 quartiers HLM périphériques de grandes unités urbaines ;
  • 334 quartiers HLM des banlieues éloignées des grandes unités urbaines.

La typologie « cohésion sociale » identifie :

  • 510 QPV intégrés dans un environnement mixte, plutôt favorisé, qui arrivent à en tirer parti ;
  • 364 QPV ségrégués, qui ne sont pas ouverts sur leur environnement plutôt favorisé ;
  • 251 petits QPV (en moyenne 2 200 habitants) en grande précarité avec un environnement, lui aussi précaire ;
  • 168 grands QPV défavorisés (en moyenne 8 000 habitants).

La typologie « emploi » distingue :

  • 514 QPV qui profitent d’un environnement dynamique et présentent les indicateurs sur l’emploi les plus favorables ;
  • 398 quartiers en décrochage, qui ne profitent pas du dynamisme de leur zone d’emploi ;
  • 381 quartiers en difficulté, situés dans un environnement industriel défavorisé sur le plan de l’emploi.

 

 

* Trois quartiers de métropole et les quartiers prioritaires ultramarins ont dû être écartés de l’analyse du fait du manque de données disponibles les concernant.