Région alpine

L’équipe de France de la Suera en route vers la présidence 2020

La délégation française, à Innsbruck : Liliane Lucchesi (région Bourgogne-Franche-Comté), François Saint-Paul (ambassadeur de France en Autriche), Laurence Boetti-Forestier (région Provence-Alpes-Côte d’Azur) et Étienne Blanc (région Auvergne-Rhône-Alpes). Retardé par les intempéries, Laurent Wauquiez, président du conseil régional, est arrivé au cours de la conférence. - © N. Gouvernel/CGET


Publié le 21/02/2018

« Concevoir l’avenir ensemble dans l’intérêt des Alpes », c’est sous ce mot d’ordre mobilisateur que la présidence 2018 de la Stratégie de l’Union européenne pour la région alpine (Suera), assurée par le Tyrol, s’est ouverte le 7 février dernier, à Innsbruck (Autriche). La France a confirmé qu’elle se portera candidate à la présidence de la Suera, en 2020.

Lors de cette conférence qui a dévoilé un ambitieux programme de travail pour 2018, la France – dont le CGET est le coordonnateur national – s’est donc officiellement portée candidate pour exercer, en 2020, une présidence collégiale. Présidence qui réunira l’État et les trois régions alpines françaises : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Cet engagement s’inscrit dans la continuité de son action en faveur des territoires de massifs montagneux et de la coopération entre territoires (montagneux, valléens, ruraux, périurbains, urbains et métropolitains). Au sein de la Suera, la France entend soutenir un développement économique durable et cohérent de la région alpine.

Une présidence participative

Cette présidence donnera lieu à un exercice participatif. Il associera les différents acteurs, notamment ceux de massifs, à la définition des priorités et du programme de la présidence, qui réservera une large place à la valorisation des initiatives de terrain. Dans cette optique, la prochaine installation des Comités de massif, puis du Conseil national de la montagne, permettra de mobiliser l’ensemble des acteurs, dès cette année, pour préparer la présidence française.

De son côté, l’Italie a confirmé sa candidature pour assumer, en 2019, une présidence de la Suera déléguée à la région Lombardie, avec le concours de l’État et des autres régions.

Repères
La Suera est un cadre intégrateur et coordonnateur de coopération territoriale européenne. Elle se compose de sept États et de 48 régions du massif alpin, s’étendant sur 450 000 km², soit 10 % de la superficie de l’Union européenne et compte près de 80 millions d’habitants. Accéder au site de la Suera.
  
Le CGET est coordonnateur national pour la France, dont les autorités – gouvernementales et territoriales – ont joué un rôle moteur pour l’élaboration de la Suera, dans les années 2010-2013. Il a ensuite assumé la coordination des acteurs français – les ministères compétents, les trois régions françaises impliquées (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur), les autorités infrarégionales et la société civile – pour l’élaboration de la stratégie. Le CGET représente la France dans les différentes instances décisionnelles de la Suera.
Le CGET a été confirmé dans ces deux rôles pour la phase de mise en œuvre de la stratégie, depuis 2016, notamment en application de la loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne.