Mobilisation nationale pour les QPV

Associations, entreprises et opérateurs du renouvellement urbain impliqués

Signature officielle de la convention entre l'État, Action Logement et l'Anru pour clôturer cette séquence de mobilisation en faveur des habitants des territoires fragiles.

Photo : L.Rumeau / CGET


Publié le 12/07/2018

Agir pour la cohésion sociale dans les territoires fragiles, lutter contre la discrimination à l’embauche et promouvoir l’insertion professionnelle, accélérer le renouvellement urbain… C’est autour de ces trois axes que les ministres de la Cohésion des territoires ont reçu, le 11 juillet dernier, des acteurs associatifs, des chefs d’entreprise et les membres du Conseil national des villes. Un événement qui s’inscrit dans la mobilisation nationale en faveur des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), lancée par le président de la République en novembre 2017.

Le 11 juillet dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’État, ont échangé avec les acteurs des quartiers de la politique de la ville, reçus au ministère, à Paris : bénévoles associatifs, responsables économiques, opérateurs de l’État (Agence nationale pour la rénovation urbaine-Anru, Action logement) et professionnels du logement social. Tous contribuent au développement des quartiers prioritaires tant en matière de lien social, d’insertion professionnelle et d’emploi que d’amélioration du cadre de vie et du logement.

 

 

Jacques Mézard a rappelé l’engagement de l’État auprès des associations par la sanctuarisation des crédits de la politique de la ville à hauteur de 430 millions d’euros par an, sur tout le quinquennat. Il a insisté sur le rôle de facilitateur que l’État doit jouer pour conforter les associations dans leurs actions au profit des habitants des quartiers populaires. Lors de ce rendez-vous, le ministre de la Cohésion des territoires a annoncé :

  • un partenariat national entre l’État et le monde associatif avec un budget de 15 millions d’euros par an, dès 2019 ;
  • la création de 1 000 adultes-relais supplémentaires, en 2019 ;
  • le soutien à l’emploi associatif via le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation prioritaire (Fonjep). L’aide va être revalorisée de 5000 à 7000 euros et le nombre de postes Fonjep, financés dans les quartiers, passer de 750 à 1 500 postes.

 

À la rencontre des « Territoires en action »
À cette occasion, Jacques Mézard a annoncé « un tour de France des territoires en action, parce que les solutions se trouvent sur le terrain ». Au fil des rencontres, « l’écosystème associatif se réunira autour d’une thématique différente ». Première étape : vendredi 13 juillet, à Marseille, sur le thème du sport, en présence de Laura Flessel, ministre des Sports.
Également au programme de cette rencontre autour de la cohésion urbaine et sociale dans les quartiers populaires : la signature du Pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises (Paqte) par les ministres, les entreprises Adecco et Accor Hôtel ainsi que les représentants du Medef et de la Fédération régionale des travaux publics d’Île-de-France. « Ce pacte vise à des engagements concrets des entreprises sur quatre axes. Les entreprises volontaires prendront des engagements, l’État aussi, a précisé Julie Denormandie. Des indicateurs très clairs ont été mis en place pour assurer un suivi de ces engagements. »

Les quatre axes

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4axes.png, par hvanmalle

 

Enfin, la rencontre a été marquée par la signature d’une convention sur cinq ans entre l’État, l’Anru et Action logement sur le nouveau programme national de renouvellement urbain, qui a vu son financement doubler de cinq à dix milliards d’euros. La relance du renouvellement urbain constitue, en effet, une priorité fixée par le président de la République : depuis fin mai, elle se traduit par la validation de 7 projets d’intérêt national et de 45 d’intérêt régional.

 

À savoir
La convention 2018-2022 précise les modalités de contribution du groupe Action logement, qui porte sa participation financière de 5 à 7 milliards d’euros, l’État s’engageant à hauteur d’un milliard d’euros, les 2 milliards d’euros restants étant apportés par les bailleurs sociaux.
Elle constitue le socle du partenariat qui lie l’État et les deux établissements au service de la transformation profonde des quartiers du NPNRU.
Lire le communique de presse de l’Anru.