CONTRATS DE VILLE

3 millions d’euros supplémentaires pour financer la prévention de la radicalisation


Publié le 01/12/2016

En mai dernier, l’État, via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), avait déjà dégagé 40 millions d’euros sur trois ans. Objectif : soutenir financièrement les actions de repérage et de prise en charge des personnes radicalisées, initiées par les collectivités territoriales.

Même si tous les territoires sont, aujourd’hui, concernés par les phénomènes de radicalisation, cette rallonge de 3 millions d’euros du FIPD soutiendra en priorité les initiatives menées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Chacun des 435 contrats de ville devra être obligatoirement complété par un plan d’actions, d’ici la fin de l’année. Pour en faciliter leur mise en œuvre, un cadre de référence a été diffusé aux différents acteurs de la politique de la ville, en avril dernier.

Un pilotage départemental
 

Depuis deux ans, l’État a profondément modifié son approche de la prévention et du traitement de la radicalisation. Le pilotage opérationnel de cette politique est désormais assuré à l’échelon départemental, sous l’autorité du préfet, afin d’apporter des réponses adaptées aux situations locales.

Des outils pour prévenir ou enrayer les processus de radicalisation

Ils permettent un dialogue permanent entre les autorités, les acteurs locaux et la société civile. Quelques exemples :

  •  l’ouverture d’une plateforme téléphonique nationale dédiée aux familles pour la signalisation d’un proche (N° vert : 0 800 005 696) ;
  •  la création d’un fichier de suivi des individus radicalisés, le « Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste » (FSPRT) ;
  •  l’élaboration d’une grille d’indicateurs de radicalisation violente, utilisable par tous les acteurs de terrain ;
  •  l’ouverture de sites Internet dédiés à la prévention et à la lutte contre la propagande djihadiste : Stop-djihadisme.gouv.fr et toujourslechoix.fr ;
  •  la création d’équipes mobiles d’intervention afin d’appuyer l’action des préfets pour la prise en charge des individus et des familles suite à un signalement ;
  •  l’ouverture, en septembre 2016, du premier centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté, localisé en Indre-et-Loire.

À noter : le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, présenté par le Premier ministre Manuel Valls le 9 mai dernier, prévoit la création d’un centre par région.

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